Le Tango Argentin chez DPV

Le tango est d’abord une marche et se danse à tous les âges.
Il n’existe pas de pas ou séquence conventionnelle qu’il faudrait reproduire, ou apprendre par cœur. Le « pas de base », dit « salida », est enseigné aux débutants car il a des vertus pédagogiques. Les différents pas ne forment pas des séquences. Chaque danseur danse selon son propre ressenti.
Bien qu’il soit une danse d’improvisation, le tango et la milonga au fil de leur histoire sont devenus des danses très structurées. Il n’y a pas de figures mais plutôt des éléments techniques qui portent des noms, et une technique qu’il faut apprendre afin de pouvoir danser au gré de l’interprétation et de façon fluide par la suite, en compagnie du partenaire.
Ces éléments techniques peuvent être pratiqués différemment selon les styles, et c’est là la richesse du tango: Styles orillero, salon, fantasia, milonguero, canyengue… L’essentiel du tango dansé reste cependant dans l’abrazo, c’est-à-dire la façon de se tenir embrassés et d’évoluer à la fois en harmonie et avec énergie, personnalité et fantaisie. À travers l’abrazo qui transmet l’énergie d’un partenaire à l’autre, c’est l’homme qui propose au travers de marques définies « le terme exact est marcar » et sa partenaire dispose… le guidage est donc le travail de l’homme.
Le partenaire qui guide (traditionnellement l’homme), ne guide pas littéralement avec les bras, ni avec les mains, mais avec le buste, avec le poids du corps.
La danseuse suit pour garder l’axe du couple, tout en gardant l’équilibre sur son propre axe, sans chercher à deviner les pas à l’avance.
En aucun cas il ne s’agit de porter le poids de l’autre, ou de faire porter son poids à l’autre : c’est un langage de communication corporelle.
Cette marche improvisée à quatre jambes s’est enrichie au fil du temps.
Le tango est une danse en recherche permanente, à ce jour une des évolutions du tango argentin est le tango dit « nuevo » .
Caroline Dumas